Le refus de traitement en psychiatrie : une réalité complexe
Dans la pratique, le refus de traitement médicamenteux en psychiatrie est fréquent et soulève une série de questions pour le patient, sa famille et les soignants. Il peut s'agir d’une réaction à des effets secondaires, d’un choix philosophique, d’un sentiment d’inutilité du médicament, d'une inquiétude face à la stigmatisation, ou encore d’une volonté de cheminer autrement vers le rétablissement.
Toutes ces raisons sont légitimes. Mais elles deviennent sources de tension, notamment dans les situations suivantes :
- Crise aiguë : le patient n’est pas en état de mesurer correctement la portée de son refus.
- Risque grave : menace directe pour la vie, l’intégrité physique du patient ou d’autrui.
- Hospitalisation sous contrainte : le cadre légal change, et la possibilité de refuser certains soins diminue.
D’après la Haute Autorité de Santé, le respect de l’expression du patient est une condition de la qualité des soins, mais la psychiatrie est le secteur où les limitations à ce principe sont les plus importantes (HAS, 2021).