Quels sont vos droits en cas de refus de soins en psychiatrie publique ?
En psychiatrie, comme dans toute discipline médicale, le principe d’égal accès aux soins est garanti par la loi n° 2002-2 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades (plus connue comme « Loi Kouchner »). Selon l’article L1110-3 du Code de la santé publique : « Aucune personne ne peut faire l’objet de discriminations dans l’accès à la prévention ou aux soins. »
Si un établissement ou un professionnel adopte une attitude discriminatoire (en refusant un patient sur la base de son trouble, de son âge, de son handicap, de sa précarité, etc.), il est en infraction avec la loi. Par ailleurs, la jurisprudence rappelle régulièrement que tout refus de soins doit être motivé, notifié par écrit, et reposer sur des critères médicaux (et non arbitraires).
Quelques points essentiels pour se repérer :
- Tout patient a droit à un accompagnement adapté : Refuser une admission ou un suivi sans proposer d’alternative claire est illégal.
- Toute décision doit être expliquée et tracée : Un professionnel qui refuse un soin doit le justifier de façon écrite (article R4127-47 du Code de la santé publique).
- Le consentement aux soins et le respect de la volonté de la personne sont des piliers : même en psychiatrie, le patient est acteur de son parcours.
- L’accès à l’information et au dossier médical doit être possible sur simple demande du patient ou de son représentant légal.
Pour approfondir, consulter : Guide sur les droits des patients en psychiatrie.