Repérer et comprendre les signes précoces de rechute
Prévenir la dégradation d’un épisode aigu commence par l’identification rapide des changements dans l’humeur, l’énergie, la pensée ou le comportement. Selon l’enquête de l’UNAFAM menée en 2022, près de 80% des personnes concernées rapportent ressentir certains signes avant-coureurs avant une rechute. Repérer ces signaux peut permettre d’agir plus tôt, d’ajuster les stratégies de soin et d’éviter une aggravation nécessitant une hospitalisation.
- Signes précoces de phase maniaque : Augmentation du débit de parole, idées grandioses, irritabilité inhabituelle, diminution sévère du besoin de sommeil.
- Signes précoces de phase dépressive : Fatigue inhabituelle, perte d’intérêt brutale, repli social, tendances à l’auto-dévalorisation.
- Signes communs : Troubles du sommeil, modifications des habitudes alimentaires, impulsivité accrue.
Écrire régulièrement un journal de bord ou utiliser des applications d’auto-suivi (comme Daylio ou Moodnotes) aide à visualiser les évolutions au quotidien. La formation à la psychoéducation, disponible notamment via les associations locales de patients (FNAPSY, Argos 2001), apporte des outils pour mieux identifier et anticiper la détection des symptômes.