À retenir : une force collective qui nécessite un cadre vivant
L’intervention des pairs-aidants occupe aujourd’hui une place clé pour humaniser et enrichir le soin en santé mentale. Elle a permis de transformer la relation aux patients, de lutter contre la stigmatisation et de redonner sens à la notion de « patient acteur ». Mais précisément parce qu’elle se nourrit de l’expérience et de l’implication, elle ne peut s’exercer sans un cadre solide et un dialogue permanent avec l’institution.
Les limites ne sont pas là pour restreindre la parole, mais pour mieux la valoriser, protéger toutes les parties et permettre à la pair-aidance de déployer tout son potentiel. D’autres champs restent à explorer : la co-formation, les partenariats avec les familles, ou encore l’évolution de la reconnaissance professionnelle. Une chose est certaine : les contours de la pair-aidance sont vivants, en mouvement, et leur plein épanouissement passera par une co-construction vigilante et ambitieuse.